Telemachus 0006

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Cf. 1922; 3:17, Gabler 3:19]

Mulligan’s travesty of the Catholic mass continues with a joke about transubstantiation–he pretends to be changing his shaving lather into the body and blood of Christ.

Rob and I had a long conversation about this passage and what Buck means when he says “back to barracks.” I see it as a garden-variety transubstantiation joke–wherein Mulligan is trying to keep the genie in the bottle, the spirit of Christ (or “christine,” as Mulligan will say in a moment) from escaping the shaving bowl before it can be transmuted into the shaving lather.

About the barracks. It’s important to know that in Joyce’s Dublin, a “barracks” was an all-to-familiar part of the neighborhood. In 1904, as at many times in Irish history, British troops were garrisonned in barracks that were cheek and jowl with densely populated urban areas, because their function was to control the people living in those neighborhoods. The presence of British troops on the street, their movements, their leisure entertainments, their interactions with the “natives,” are all an important part of the atmosphere of Dublin in June of 1904.

These days, the old barracks have been appropriated for various purposes… the now-called “Collins Barracks” is a stunning museum, part of the National Museum of Ireland, with exhibitions relating to decorative arts and Irish history. The barracks at “Beggars Bush” has a national printing museum.

So what’s the “genuine Christine”?  Gifford parses “Christine” as referring to the black mass “tradition” of having a naked woman serve as an altar.  Interesting thing I just learned from Wikipedia: The black mass is not a Satanic ritual per se, but rather just kind of a fun “extra,” a parody of the regular mass that’s a morale-builder for the troops.

If this all seems farfetched, there’s an lascivious and fascinating story in Ellmann’s biography (and elsewhere) about Joyce’s encounters with a young woman in Zurich named Marthe Fleischmann. In 1919, on his 37th birthday, Joyce made arrangements with his friend Frank Budgen to entertain Ms. Fleischmann in Budgen’s studio. [ Fleischmann also may have served as the model for Bloom’s correspondend Martha Clifford, and Gerty Macdowell…] We don’t know much about what happened… Joyce later claimed to have explored the “hottest and coldest” parts of a woman’s body. Very unsexy. Apparently he also brought a menorah (!) to the occasion, telling the man he bought it from that it was intended for a “black mass.” This would have happened at least two years after he wrote these lines.

 

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7 thoughts on “Telemachus 0006

  1. FRENCH TRANSLATION / TRADUCTION FRANCAISE :

    Mulligan poursuit sa parodie de messe catholique en raillant la transsubstantiation – il prétend changer son savon à raser en corps et en sang du Christ.
    Rob et moi (NDT : Mike Barsanti) avons longuement discuté de ce passage et de ce que Buck veut dire par « Aux baraquements ! » (NDT : la première traduction française publiée en 1929 donne « A la boîte », et celle de 2004 « Au paddock ».) J’y vois une plaisanterie triviale sur la transsubstantiation, où Mulligan tente de conserver, tel un génie dans une bouteille, le Saint-Esprit – qu’il appellera « Christine » un peu plus loin – en l’empêchant de s’échapper de son bol à raser, avant de pouvoir le changer en savon à barbe.

    Quant aux baraquements, il faut savoir que, dans le Dublin de Joyce, ils faisaient plus que souvent partie du voisinage. En 1904, comme tant de fois au cours de l’histoire irlandaise, les troupes britanniques étaient en garnison dans des casernes tout près des zones urbaines populeuses, dans le but de contrôler les habitants de ces quartiers. La présence de soldats britanniques dans la rue, leurs déplacements, leurs moments de distraction, leurs échanges avec les « indigènes », sont une composante importante de l’atmosphère qui règne sur le Dublin de juin 1904.
    Depuis, les vieux baraquements ont été récupérés pour différentes utilisations… Ceux qu’on appelle maintenant les « baraquements de Collins » sont devenus un musée formidable, dépendant du Musée national d’Irlande, qui organise des expositions sur les arts décoratifs et sur l’histoire irlandaise. Les baraquements du « Repaire des Mendiants » abritent le Musée national de l’Imprimerie.

    Qu’en est-il de l’ « authentique Christine » ? (NDT : « la fine-fine Eucharistie » dans la traduction de 1929.) Gifford analyse « Christine » comme une allusion à la « tradition » des messes noires consistant à se servir d’une femme nue comme autel. Chose intéressante lue sur Wikipédia : la messe noire n’est pas en soi un rituel satanique, mais plutôt un amusement, une parodie de la messe régulière destinée au confortement des « adeptes ». Si tout cela peut sembler tiré par les cheveux, on trouve une histoire émoustillante et fascinante dans la biographie de Joyce par Richard Ellmann (reprise par ailleurs), relatant la rencontre, à Zurich, de l’écrivain avec une jeune femme nommée Marthe Fleischmann. En 1919, pour ses 37 ans, Joyce arrangea avec son ami Frank Budgen une petite fête dans le studio de ce dernier, pour y recevoir Mademoiselle Fleischmann. (Fleischmann pourrait aussi avoir servi de modèle pour les personnages de Martha Clifford, la correspondante de Bloom, et de Gerty Macdowell…) On ne sait guère ce qui s’est passé… Joyce déclara plus tard avoir exploré « les parties les plus chaudes et les plus froides » de l’anatomie féminine. Pas très sexy ! Apparemment, il avait aussi apporté une ménorah (!) pour l’occasion, en ayant dit à son vendeur qu’il l’achetait pour célébrer une « messe noire ». Mais ceci se serait passé au moins deux ans après avoir écrit ces lignes d’ « Ulysse ».

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